Le volume se déduit de la durée de la sortie

Le volume en litres est le premier filtre. Il dépend de la durée de la sortie et de l'autonomie visée, pas de votre gabarit.

Type de sortieVolume indicatifPoids à vide courant
Journée20 à 30 L0,5 à 1 kg
Bivouac 1 à 2 nuits35 à 50 L0,8 à 1,5 kg
Trek de 3 jours et plus en autonomie45 à 60 L1,0 à 2,0 kg

Un volume excédentaire se remplit toujours : un sac de 70 L pour une nuit de bivouac finit chargé de superflu. Avec un équipement maîtrisé, une sortie de 2 jours tient dans 35 à 50 L (voire moins). Visez le bas de la fourchette si votre couchage est compressible, le haut si vous portez aussi pour quelqu'un d'autre.

Comment choisir un sac à dos de randonnée selon la charge portée

Le deuxième critère est la charge maximale confortable, déterminée par la structure du sac. Un sac sans armature reste sous 500 g mais devient inconfortable au-delà de 6 à 7 kg de contenu. Un sac à armature légère avoisine 1 kg et porte confortablement jusqu'à 13 à 15 kg. Les sacs classiques autour de 2 kg tiennent jusqu'à 20 kg, pour un prix souvent inférieur.

Le transfert de charge passe par la ceinture ventrale : correctement posée sur les hanches, elle reprend l'essentiel du poids, les bretelles ne servant qu'à plaquer le sac contre le dos. Une ceinture fine et non rembourrée limite de fait la charge transportable, quel que soit le volume affiché.

Un sac se juge chargé : le confort ressenti à vide ne prédit rien au-delà de 10 kg.

L'ajustement : la longueur de dos avant tout

Un sac adapté à la charge mais inadapté à votre dos reste un mauvais sac. Le critère décisif est la longueur de dos, la distance entre la 7e vertèbre cervicale et le haut des hanches : les fabricants proposent des tailles distinctes ou un dos réglable. En magasin, l'essai se fait lesté de 8 à 10 kg, la plupart des enseignes de montagne prêtent des poids.

Le rappel de charge est au dessus de mes épaules, ce qui permet de renvoyer ~80-90% du poids sur mes hanches grâce à la structure du sac et à la ceinture ventrale.
Le rappel de charge est au dessus de mes épaules, ce qui permet de renvoyer ~80-90% du poids sur mes hanches grâce à la structure du sac et à la ceinture ventrale.

L'ordre de réglage, à refaire à chaque départ :

  1. Boucler la ceinture ventrale sur les os des hanches, pas sur la taille.
  2. Ajuster les bretelles sans les surtendre : elles épousent les épaules, elles ne portent pas.
  3. Tendre les rappels de charge (sangles hautes) à environ 45 degrés pour rapprocher le sac du dos.
  4. Fermer la sangle de poitrine sans comprimer la respiration.

Options utiles, options gadgets

Certains éléments justifient un écart de prix, d'autres ajoutent du poids sans service rendu :

  • Poches de ceinture : accès aux encas et au téléphone sans poser le sac, réellement utilisées à chaque sortie. Substituable par un sac banane.
  • Filet dorsal ou mousse ventilée : utile si vous transpirez beaucoup, au prix d'un léger déport de la charge.
  • Poche à eau et sortie de tuyau : semble utile mais ne l’est pas : la poche à eau est lourde, difficile à remplir, fragile, ne permet pas de filtrer l’eau et désorganise l’intérieur du sac. Il vaut mieux chercher un sac dont on peut prendre la gourde sur le côté sans retirer le sac.
  • Multiplication des compartiments : du poids et des fermetures en plus, un grand volume unique avec des sacs de rangement fait le même travail et permet d’imperméabiliser certains objets grâce à des “dry bags”.
  • Housse de pluie intégrée : utile quand on ne veut pas s’embêter mais plus lourd et moins efficace sous pluie prolongée qu’un sac plastique épais (type nylofume) placé à l'intérieur.

Côté budget, un sac fiable pour le bivouac se trouve dans une fourchette de 100 à 250+ euros. En dessous, vérifiez en priorité la ceinture ventrale et les coutures des points de portage : ce sont les deux zones qui condamnent un sac.