
"Se réveiller face au cirque, puis monter au Piméné avec un sac allégé : c'est la manière la plus simple de comprendre pourquoi Gavarnie impressionne autant."
Le sentier quitte le village de Gavarnie (1 360 m) et remonte le fond de vallée jusqu'à la plaine du cirque, face à la muraille et à la Grande Cascade. Il bifurque ensuite à gauche et grimpe en lacets dans le bois jusqu'au plateau de Pailla (1 740 m), avant de déboucher sur les pelouses du refuge des Espuguettes (2 027 m). Comptez 4,7 km et 700 m de dénivelé, en 2h à 2h30 : la journée est courte, on s'installe en début d'après-midi.
Le lendemain, le sentier s'élève vers l'hourquette d'Alans puis oblique à gauche au col du Piméné (2 470 m). L'arête passe le Petit Piméné (2 667 m), puis se resserre sur une crête aérienne jusqu'au sommet du Piméné (2 801 m). Quelques pas y demandent les mains, sans difficulté technique, et la vue tombe d'un coup sur tout le cirque, le Marboré et le Vignemale.
Le retour se fait par le même itinéraire jusqu'au refuge, puis emprunte un sentier alternatif : il bascule plus au nord et redescend directement sur le village, sans repasser par le plateau de Pailla. La deuxième journée totalise 12,4 km et 6h30 à 7h, dont près de 1 500 m de descente d'un seul tenant.
Le bivouac se pose sur les pelouses des Espuguettes, vers 2 010 m, à quelques minutes du refuge : terrain plat et dégagé, vue frontale sur le cirque et la muraille du Marboré, et des marmottes pour voisines. Le site est l'un des plus courus de Gavarnie : en juillet et août, arrivez en fin d'après-midi pour choisir votre emplacement.
Le refuge des Espuguettes (2 027 m) est gardé du 23 mai au 26 septembre en 2026 : 54 places, repas et une fontaine en accès libre à l'extérieur. Hors gardiennage, un refuge d'hiver de 8 places reste ouvert. Avoir un toit à deux minutes de la tente est rare pour un bivouac.
L'itinéraire se déroule entièrement en zone cœur du Parc national des Pyrénées. Le bivouac y est autorisé de 19h à 9h, à plus d'une heure de marche des accès routiers : les Espuguettes, à 2h à 2h30 du village, respectent largement la règle. Feu interdit toute l'année, réchaud uniquement. Animaux domestiques non autorisés, même en laisse. Drones interdits. Aucune poubelle sur place : redescendez tous vos déchets.
Ne confondez pas bivouac et camping : une petite tente montée le soir et démontée au matin, rien de laissé sur place. Plus bas, la plaine du cirque et les abords du village sont à moins d'une heure de marche de la route : on n'y bivouaque pas.
Départ : village de Gavarnie (1 360 m). Depuis Lourdes, la D921 remonte la vallée par Argelès-Gazost, Luz-Saint-Sauveur et Gèdre jusqu'au village. Sans voiture, la ligne liO 965 (968 à partir du 1er septembre 2026) relie la gare de Lourdes à Gavarnie de juin à septembre, 2 € le trajet et sans réservation : c'est l'un des rares bivouacs des Pyrénées accessible en train et en bus.
Stationnement : parkings payants à l'entrée du village, 8 € les 24 heures. Ils saturent vite en journée en juillet et août, mais les places se multiplient dès que l'on remonte vers la route du col des Tentes : il suffit de monter un peu et de finir à pied. Commerces, restaurants et office de tourisme sont au village pour le ravitaillement de la veille.
Non. Elle occupe le deuxième jour et se laisse abandonner sans regret : on peut se contenter de la nuit aux Espuguettes et redescendre directement sur Gavarnie. C'est d'ailleurs ce qui permet de classer l'itinéraire en Débutant — le seul passage un peu soutenu est facultatif.
Oui, en juillet-août. On est au-dessus de Gavarnie, dans l'un des secteurs les plus visités des Pyrénées. Ce n'est pas forcément un défaut pour une première itinérance : un sentier fréquenté et un refuge gardé à côté, c'est rassurant quand on débute.
Oui, le refuge est gardé en saison : repas, eau et nuitée sur réservation. Il est à quelques minutes des emplacements de bivouac, ce qui en fait un repli immédiat si la nuit sous tente tourne mal — un vrai confort pour une première itinérance.
De juin à octobre. Le bivouac est à 2 010 m, donc accessible tôt en saison : c'est la montée au Piméné, à 2 801 m, qui peut demander d'attendre que les névés aient fondu. Juillet et août restent les mois les plus sûrs pour le sommet, au prix de l'affluence.