
"Trois nuits, trois lacs, et l'Ossau qui change de visage à chaque étape : c'est le tour qui m'a le plus donné l'impression de faire vraiment le tour d'une montagne."
Le tour part du lac de Fabrèges (1 275 m), sur la route du col du Pourtalet. La première journée est de loin la plus lourde : le sentier s'élève au-dessus du lac, franchit la crête vers 2 330 m, bascule sur le lac d'Artouste (1 997 m) puis remonte au sud jusqu'aux lacs d'Arrémoulit (2 270 m), sous le refuge. Dix kilomètres et 1 436 m de dénivelé, en 5h30 à 6h. La télécabine de la Sagette et le petit train d'Artouste, qui partent du parking, effacent presque toute cette montée pour qui veut commencer en douceur.
Le deuxième jour bascule vers l'ouest par le passage d'Orteig (2 320 m), une vire étroite taillée dans la paroi et équipée d'une chaîne à laquelle se tenir, puis par le col d'Arrious (2 252 m). Suit une longue descente jusqu'au Caillou de Soques (1 390 m), dans la vallée du Brousset, avant de remonter au refuge de Pombie (2 032 m), planté au pied de la face sud de l'Ossau. Onze kilomètres, 5h30 à 6h.
Le troisième jour franchit le col de Peyreget (2 301 m), descend le vallon vers le lac Castérau puis remonte au plateau des lacs d'Ayous (1 980 m), face au reflet du pic dans le lac Gentau. Neuf kilomètres et 4h30 à 5h : c'est l'étape que l'on fusionne avec la précédente pour ramener le tour à trois jours.
Le dernier jour redescend sur le lac de Bious-Artigues (1 422 m), puis remonte au col de Lavigne (1 913 m) avant de basculer sur Fabrèges. Quinze kilomètres et 7h à 7h30, la plus longue journée du tour. Pour une première approche du massif, le tour du Pic du Midi d'Ossau en fait le tour rapproché en trois jours, sans passage aérien.
Trois nuits, trois décors, et un point commun : à chaque fois un refuge à côté. Les lacs d'Arrémoulit (2 270 m), granit et eau claire sous le refuge (2 305 m), le plus haut et le plus sauvage des trois. Le lac de Pombie (2 030 m), face à la muraille sud de l'Ossau, avec les alpinistes du refuge en voisins. Enfin les lacs d'Ayous (1 980 m), et le reflet du pic dans le lac Gentau au lever du soleil.
Les trois refuges sont gardés en saison — Arrémoulit du 14 juillet au 11 octobre en 2026, Pombie de juin à début octobre, Ayous l'été : eau, repas chaud et un vrai toit à chaque étape, ce qui est rare sur un tour de quatre jours. Hors gardiennage, l'autonomie redevient totale.

La quasi-totalité du parcours se déroule en zone cœur du Parc national des Pyrénées. Le bivouac y est autorisé de 19h à 9h, à plus d'une heure de marche des accès routiers : les trois emplacements respectent largement la règle. Feu interdit toute l'année, réchaud uniquement. Animaux domestiques non autorisés, même en laisse. Drones interdits. Aucune poubelle sur le parcours.
Deux restrictions locales à connaître avant de planter la tente. À Pombie, les emplacements sont limités et certaines zones interdites pour des raisons de sécurité. Aux lacs d'Ayous, une zone de bivouac proche du lac Gentau est fermée par périodes. Ce sont deux des sites les plus fréquentés des Pyrénées : demandez au gardien en arrivant plutôt que de vous installer au hasard.
Départ : parking du lac de Fabrèges (1 275 m), sur la D934 entre Laruns et le col du Pourtalet, au pied de la télécabine de la Sagette. Depuis Pau, comptez environ 1h15 par Laruns et Gabas. Route ouverte toute l'année jusqu'à Fabrèges.
Stationnement : parking au bord du lac, au départ de la télécabine et du train d'Artouste — il sature en journée en juillet et août. Dernier ravitaillement à Laruns ou Gabas avant de monter : il n'y a aucun commerce sur les quatre jours.
Oui. Plutôt que la vire équipée d'une chaîne, on peut redescendre au lac d'Artouste et remonter au col d'Arrious : cela rallonge d'une heure à une heure trente, ce qui reste jouable sur la journée. C'est l'option à retenir par temps humide, les rochers de la vire étant usés et glissants.
Oui, en doublant les étapes 2 et 3. La journée devient longue mais ne présente pas de difficulté technique supplémentaire. Autre solution si le temps manque en cours de route : le stop fonctionne bien entre Bious-Artigues et Fabrèges.
Oui, ils remplacent une bonne partie du premier jour, ce qui rend la version en trois jours nettement plus confortable. Vérifiez les horaires et réservez à l'avance : l'affluence est forte en été, et une correspondance manquée décale toute l'étape jusqu'au bivouac.
Le Tour du Pic du Midi d'Ossau fait le tour rapproché du pic en trois jours faciles, 24 km et 1 694 m de dénivelé, pensé pour une première itinérance. Le Grand tour prend beaucoup plus large : quatre jours, 47 km, 3 676 m et un passage câblé. Le premier se contemple, le second s'engage.